23.12.06

Photos de Pondichéry

Rue La Bourdonnais










Devant un temple du dieu éléphant Ganesha, une croyante vient de donner à manger à un éléphant de chair et d'os, qui en retour la "bénit" alors qu'elle s'incline respectueusement.


Chauffeur de rickshaw devant une antenne locale du Parti du Congrès.
La main sur fond de drapeau indien est le symbole du Congrès. La femme sur le panneau vert est Sonia Gandhi, veuve de Rajiv Gandhi (premier ministre indien assassiné en 1989), elle-même actuelle leader du Congrès. Elle a refusé le poste de Premier Ministre en 2004 au profit de Manmohan Singh en raison de pressions liées notamment au fait qu'elle est italienne de naissance. En tant que leader du Parti, elle a cependant une influence considérable - on pourrait même dire que la réalité du pouvoir lui appartient. Par ailleurs, elle prépare son fils Rahul Gandhi à la succession, afin de maintenir la descendance de Nehru (et non du Mahatma Gandhi, les deux familles n'ont aucun lien!) au pouvoir, comme c'est le cas presque sans arrêt depuis l'indépendance.

4 Comments:

Anonymous arnaud said...

Toutes ces photos sont plus réussies les unes que les autres, certaines m'ont beaucoup touchées notamment celle du Shore Temple
ou l'on découvre les "Panch Rathas (Cinq Chariots),ensemble de cinq petits temples bien gardés par un singe et un éléphant"!!

Mais ma préférée est quand meme celle ou l'on voit, je te cite :"Devant un temple du dieu éléphant Ganesha, une croyante vient de donner à manger à un éléphant de chair et d'os, qui en retour la bénit alors qu'elle s'incline respectueusement".

Je trouve cette photo magnifique car elle montre bien que les animaux ont une place beaucoup plus importante chez les indiens que chez nous dans leur culture,et qu'il existe un vrai respect de l'animal et de la nature ce qui n'est malheureusement pas souvent le cas dans tous nos pays occidentaux.

Pour autant, l'Inde qui a vu son économie quadrupler en 20 ans, est devenu également un des pays les plus pollueurs de la planete derriere les états unis mais devant la chine! (voir le taux d'emission de co2),alors comment concilier économie et écologie?
Concrètement l' Inde est elle consciente de ses problèmes écologiques et comment compte elle réduire ces rejets en c02 pour l'avenir de la planète et celle de nos enfants? Et toi Julien , qui défend solidement l'ultralibéralisme ,as tu aussi conscience de cette notion de developpement durable pronée en France par Nicolas Hulot?.

Comme disait Antoine de Saint Exupéry ,cette phrase très juste que tu connais peut etre mais que je crois bon de rapeller: " nous n'héritons pas de la terre de nos parents ,mais nous empreintons celle de nos enfants".

L'écologie a trop souvent été baffouée ,on a trop souvent perdu notre sens éthique et notre respect pour la nature, en commettant énormément d'erreurs qui se sont révellées catastrophiques, en témoigne le réchauffement climatique que nous subissons actuellement dont les conséquences risquent d'etre apocalyptiques si on ne fait rien en matiere d'environnement et dont nous sommes tous responsables!

A l'approche des présidentielles , l'écologie commence enfin à prendre de l'importance, et la gauche utilise beaucoup ce thème pour séduire ses électeurs (pas moi, toujours pas convaincu par les idées de Ségolene Royal!),
mais dont la droite parle malheureusement si peu et ce au risque de perdre les élections!!
J'aimerais connaitre ton point de vue sur la question Julien, que penses tu de tout ceci?

24 décembre, 2006 10:32  
Anonymous arnaud said...

Toutes ces photos sont plus réussies les unes que les autres, certaines m'ont beaucoup touché notamment celle du Shore Temple
où l'on découvre les "Panch Rathas (Cinq Chariots),ensemble de cinq petits temples bien gardés par un singe et un éléphant"!!

Mais ma préférée est quand meme celle ou l'on voit, je te cite :"Devant un temple du dieu éléphant Ganesha, une croyante vient de donner à manger à un éléphant de chair et d'os, qui en retour la bénit alors qu'elle s'incline respectueusement".

Je trouve cette photo magnifique car elle montre bien que les animaux ont une place beaucoup plus importante chez les indiens que chez nous dans leur culture, et qu'il existe un vrai respect de l'animal et de la nature ce qui n'est malheureusement pas souvent le cas dans tous nos pays occidentaux.

Pour autant, l'Inde qui a vu son économie quadrupler en 20 ans, est devenu également un des pays les plus pollueurs de la planète derrière les états unis mais devant la chine! (voir le taux d'émission de co2),alors comment concilier économie et écologie?
Concrètement l'Inde est elle consciente de ses problèmes écologiques et comment compte elle réduire ces rejets en c02 pour l'avenir de la planète et celle de nos enfants? Et toi Julien , qui défend solidement l'ultralibéralisme ,as tu aussi conscience de cette notion de développement durable prôné en France par Nicolas Hulot?.

Comme disait Antoine de Saint Exupéry , cette phrase très juste que tu connais peut etre mais que je crois bon de rapeller: " nous n'héritons pas de la terre de nos parents ,mais nous empreuntons celle de nos enfants".

L'écologie a trop souvent été bafouée, on a trop souvent perdu notre sens éthique et notre respect pour la nature, en commettant énormément d'erreurs qui se sont révélées catastrophiques, en témoigne le réchauffement climatique que nous subissons actuellement dont les conséquences risquent d'etre apocalyptiques si on ne fait rien en matière d'environnement et dont nous sommes tous responsables!

A l'approche des présidentielles, l'écologie commence enfin à prendre de l'importance, et la gauche utilise beaucoup ce thème pour séduire ses électeurs (pas moi, toujours pas convaincu par les idées de Ségolene Royal!),
mais dont la droite parle malheureusement si peu et ce au risque de perdre les élections!!
J'aimerais connaitre ton point de vue sur la question Julien, que penses tu de tout ceci?

Je te rappelle toute mon amitié en cette période de fêtes,
Je te souhaite un très joyeux noël
Amicalement.

Arnaud

24 décembre, 2006 10:46  
Blogger Julien said...

Merci Arnaud pour tes commentaires sur les photos.

Pour te répondre, les Indiens, et particulièrement les Hindous, ont en effet une affection certaine pour la nature et les animaux : ils nourrissent les bêtes errantes, vénèrent de nombreux dieux à l'apparence animale, sont peut-être 75% à être végétariens et à considérer que la vie d'un animal vaut la vie d'un homme, aiment les fleurs, les arbres, etc.

Cependant, et c'est là une de leurs contradictions nombreuses, les Indiens semblent peu préoccupés par l'écologie :

- les Indiens ne connaissent pas la poubelle. Je prends souvent l'exemple de l'immense plage de Chennai, recouverte de baraques à glaces, à bonbons, à canettes, etc., et sans la moindre poubelle, si bien que tous les détritus de ces consommations sont laissés sur le sable et se retrouvent finalement dans la mer... Dans les villes indiennes, on voit souvent d'immenses tas de déchets laissés à l'air libre. Les jardins et les parcs sont jonchés de détritus eux aussi.

- je n'ai jamais entendu un Indien me parler d'écologie, ou de développement durable. La préoccupation actuelle de l'Inde, c'est le développement, non l'écologie, et je trouve ça assez légitime. Bien sûr, c'est désastreux pour l'ensemble de la planète, mais le problème est que les pays occidentaux ne sont guère en mesure de donner la leçon, car alors même qu'ils sont développés, ils continuent à mépriser l'environnement. C'est à nos pays, davantage qu'à l'Inde qui a encore des problèmes de pauvreté énormes, de se montrer responsables et de vraiment oeuvrer pour la protection de l'environnement, en prenant sur eux et en ne comptant pas sur les pays émergents.

Protéger l'environnement implique aujourd'hui soit une attitude vraiment responsable des divers acteurs, soit le recours à la contrainte et à l'incitation. L'attitude responsable faisant globalement défaut, il faudrait hélas mettre en place à tous les niveaux un système contraignant et incitatif cohérent. Dans l'idéal, ça heurte ce que tu appelles mon "ultralibéralisme" (je m'interroge sur la pertinence et la signification du préfixe ultra-), mais la politique n'est pas qu'affaire d'idéal, elle est aussi et surtout affaire de mesure et de pragmatisme. Le libéralisme, du moins tel que je le conçois, a le pragmatisme pour dimension auto-limitative (désolé pour l'expression pédante), ce qui le distingue du libertarisme. La protection de l'environnement ne pouvant apparemment être assurée aujourd'hui que par la contrainte, et étant un sujet absolument crucial pour l'avenir de l'humanité, ne nous cramponnons pas à l'idéal libéral, et acceptons la mise en place de certaines contraintes.

Mais personnellement je n'accorde aucune confiance à Hulot ou aux Verts pour agir. C'est surtout au niveau international qu'il faut prendre des mesures, et, hélas, les structures manquent pour l'instant. Tout est à faire.

Pour finir, je voudrais juste dire que le relatif libéralisme économique qu'on observe en Occident depuis 1945 n'est responsable de la pollution que dans la mesure où il est responsable du développement économique. Le communisme et le socialisme n'ont pas moins pollué (en témoignent les grandes usines des pays communistes, etc.), ils ont seulement moins contribué au progrès économique...

27 décembre, 2006 14:57  
Anonymous Anonyme said...

Le problème de l'écologie doit se traiter en amont, au niveau des modes de production. Il faut repenser le modèle de développement actuel pour qu'il s'intègre parfaitement dans une politique de développement soutenable.

Agir sur le plan international est une nécessité, la création d'une OME (Organisation mondiale de l'Environnement) avec de réels pouvoirs décisionnaires est un impératif. Seulement, les grands lobbys industriels, chimiques, entreprises multinationales se verraient extrêmement perturbés par la mise en oeuvre de règles drastiques qui pourraient aller à l'encontre de leurs intérêts privés. Un affrontement entre la logique écologique et économique serait donc à prévoir sur le plan international. Il faudrait passer à la transformation écologique de l'économie, notamment en dématérialisant cette dernière. C'est pour cela qu'il faut également travailler en amont, et changer la logique de production.

Quand on a une plaie qui saigne, décidons nous en priorité de la soigner ou d'essuyer le sang sur le sol ?

Enfin, Nicolas Hulot a eu le mérite de placer au coeur du débat le sujet ô combien important et vital de l'écologie, espérons que les citoyens n'ont pas considéré cela comme une mode passagère. Quant aux Verts, leurs actions sur le plan local, régional ou européen peuvent sembler minces mais ils s'attèlent dans les exécutifs ou chambres législatives à la modification des politiques publiques en vue d'améliorer l'environnement et la qualité de vie.

04 février, 2007 16:55  

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